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Où placer son argent en 2022 sans risque ?

PLACEMENTS 2021

RENDEMENTS EN BERNE, PRODUITS FINANCIERS COMPLEXES, ENVIRONNEMENT IMPRÉVISIBLE, ESCROQUERIES EN HAUSSE… INVESTIR SES ÉCONOMIES EST AUJOURD’HUI UN VÉRITABLE CASSE-TÊTE. LA SOLUTION? REVENIR AUX FONDAMENTAUX DE LA GESTION D’UN PATRIMOINE, SI PETIT SOIT-IL. PUIS PASSER AU CRIBLE LES PRINCIPAUX PLACEMENTS PROMUS PAR LES ÉTABLISSEMENTS FINANCIERS. NOS CONSEILS SIMPLES POUR Y ARRIVER.

Entre bons plans et arnaques

Décidément davantage fourmis que cigales, les Français n’en finissent plus d’épargner. Les injonctions de Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, qui appelait, fin août, à « consommer et investir les 100 milliards d’euros mis de côté pendant la crise », restent lettre morte. En 2020, le taux d’épargne des ménages aura sauté la barre des 20%, un record depuis 1975 (1). En clair, sur 100 euros de revenus avant impôt, au moins 20 euros auront servi à rembourser un crédit immobilier ou à alimenter un placement financier. En 2021, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), ce taux va rester haut perché, entre 17 et 18%, contre 13 à 15% ces vingt dernières années. Il s’agit bien sûr d’une moyenne, certains mettant de côté jusqu’à 40 % de leurs revenus quand d’autres peinent à boucler les fins de mois.

MUTATIONS ET INCERTITUDES

Ce syndrome de la fourmi vaudrait d’être analysé. En attendant, la priorité est de bien placer ses économies. Pas simple, «dans un contexte de profondes mutations du paysage de l’épargne et d’incertitudes nées de la crise sanitaire », rappelle l’Autorité des marchés financiers (AMF). Nombreux sont les Français qui avancent à tâtons. D’où, pour Éric Buffandeau, directeur adjoint des études économiques du groupe Banque populaire Caisse d’épargne (BPCE), «un attentisme généralisé dans les comportements. Avec une épargne essentiellement orientée vers la sécurité, et une aversion pour le risque qui restera élevée en 2021 ». C’est pourquoi les comptes courants, le livret A et les fonds en euros de l’assurance vie font le plein, malgré des rendements au tapis (moins de 1 % net). Cela explique également que l’immobilier conserve son statut de placement refuge, en dépit de prix d’achat très élevés. Est-ce justifié? Ni oui ni non, car les alternatives (Bourse, pierre papier, épargne retraite, or, etc.) ne sont pas, tant s’en faut, les eldorados que l’on nous vend.

On observe un attentisme général, une aversion pour le risque et une épargne tournée vers la sécurité

APPRENDRE À ÉVITER LES PLACEMENTS INADAPTÉS

Combien d’épargnants s’embarquent chaque année sur des placements dont ils n’ont pas mesuré les effets? C’est cette dame retraitée, qui a souscrit une assurance vie garnie de fonds risqués quand elle voulait seulement protéger son capital. Ou ce jeune homme, qui a succombé au charme fiscal de l’investissement Pinel sans en avoir mesuré les contraintes de location dans le temps. C’est encore ce couple, mal conseillé, qui laisse dormir trop de liquidités sur une Sicav monétaire au rapport négatif. Ces histoires sont légion. Ajoutons-y les arnaques financières, en forte hausse selon l’AMF: elle a ainsi décompté 1 milliard d’euros envolés dans des placements frauduleux de juillet 2019 à juin 2020. « De véritables pillages », s’insurge Nicolas Barret, premier vice-procureur de la République au Parquet de Paris. Pour éviter ces écueils, un préalable : être prudent, sans tomber dans la paranoïa. Et pour naviguer entre les coups de pub des établissements financiers, une seule voie: remettre à plat les bases de la gestion patrimoniale puis son propre rapport à l’argent. Cette étape, incontournable, vous rendra plus autonome. Il sera temps, ensuite, de vous confronter aux solutions proposées sur le marché, de les mettre à nu et de les trier. Avec un seul but, optimiser la gestion de vos économies. C’est tout l’objet de notre dossier.